juillet
le ciel en toasts
je marche contre la pluie
au bar à vin je sue
et je me trouve laide
-
je me rattache à ma coupe
pour me donner une contenance
pour me sentir être
on parle de nos bobos et
de savoir si on aime vraiment
ce qu’on dit aimer
-
en rentrant la station de bixi ne fonctionne pas
et je me résigne à marcher
je m’oblige le silence
comme pour me punir d’être victime
je marche les poings fermés
fâchée du rien et de la fin du monde
qui se lèchent pour mieux me narguer
j’ai honte de vouloir être mince
pendant que la forêt brûle
